Garden Lab #2 – approches artistiques 1/2

Le paysage peut être vu et représenté de manières multiples et j’aimerais vous montrer deux superbes exemples faits par trois artistes, Amélie Blachot, Julien Bellenoue et Nicolas Gimbert et en lien avec Garden Lab #1

Dans cette deuxième étape de Garden Lab, il sera question de rendre visible et de révéler le paysage par des formes graphiques et plastiques qui sont habituellement cachées, parfois contraintes par des éléments inhérents à l’architecture ou à l’urbanisme.

Cet article est la première partie et parle des dessins numériques et installations de Julien Bellenoue et Nicolas Gimbert. Ils ont collaboré sur plusieurs projets, notamment Garden Lab#1 et Jardin à tous les étages faisant partie de l’actuelle Garden Lab#2.

GARDEN LAB #2 – ARTISTIC APPROCHES 1/2

The landscape can be seen and represented in many ways and I would like to show you two superb examples made by three artists,  Amélie BlachotJulien Bellenoue and Nicolas Gimbert and related to an earlier article on this blog, Garden Lab #1

In this second edition of Garden Lab, the landscape will be made visible and revealed with other artistic forms that are usually hidden or sometimes restricted by inherited elements in architecture or urban planning.

This article is the first of two parts and tells about the drawings and installations made by Julien Bellenoue and Nicolas Gimbert. They have collaborated on several projects, including GardenLab #1 and Jardin à tous les étages (Gardens on every level) as part of the current Garden Lab #2.

 

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Courbes de niveaux d’Amélie Blachot et dessins numériques de Bellenoue et Gimbert

 

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Les oeuvres des trois artistes

 

Faire d’une ligne un chemin, c’est aussi reconsidérer les bords et amorcer des continuités de rebonds en rebonds dans la succession des espaces ouverts :

L’idée de départ consiste à révéler un réseau d’espaces ouverts de multiples natures : parcs, jardins, squares, éléments boisés, friches jardinées, etc., depuis le futur jardin de la rue Gustave Goublier située dans le 10e arrondissement de Paris, jusqu’à la rue Gibault à Saint-Denis afin de révéler des continuités paysagères de la frange Nord du territoire Parisien. La cartographie repère les deux rues ainsi qu’une première synthèse des éléments de paysage, vecteurs de continuités, depuis Paris-Centre jusqu’à la périphérie ou inversement : la mise en réseau de parcs, d’éléments boisés, de friches, d’espaces ouverts ainsi que deux éléments incontournables que sont le canal Saint-Martin qui devient canal de Saint-Denis plus au Nord [une ligne géographique] et le Cardo, figure historique et genèse de Paris, depuis la basilique Saint-Denis jusqu’au quartier du Marais et qui se prolonge plus encore vers le Sud [une ligne historique] : deux vecteurs à la fois réels et imaginaires vers des paysages lointains.

Ces deux lignes, en plus de révéler une succession d’espaces de respiration dans la ville, croisent transversalement différents horizons et territoires qu’il s’agit aussi de révéler.

Ces différents lieux traversés font offices de jalons, succession de points et de lignes dans le tissu urbain dense et amorcent une « chasse aux trésors » version jardin à travers le prisme de la végétation environnante existante à révéler ou à créer dont les poches de plantation présentées durant l’exposition constituent une première trace et lecture de ce revelé, suivant le protocole du transect.

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Les deux lignes

 

Making a line into a path is also to reconsider the edges and the continuity and rebounding in a succession of open spaces :

The initial idea is to reveal a network of multiple types of open spaces: parks, gardens, squares, wooded elements and gardened wasteland, etc., from the future garden of Rue Gustave Goublier in the 10th arrondissement of Paris to Rue Gibault in Saint-Denis. The intent is to reveal the continuities in the landscape of the Northern fringe of the Parisian territory.

The map above identifies two streets and a first synthesis of landscape elements; carriers of continuities from the center of Paris to the periphery or vice versa: the network development of parks, wooded elements, wasteland, open spaces as well as two essential elements, the Saint-Martin canal and Cardo. The canal Saint-Martin becomes the canal Saint-Denis in the northernmost part [a geographical line] and Cardo is a historical figure and the genesis of Paris. From the Saint-Denis Basilica to the Marais district and extending even further south [a historical line]. Two lines, both real and imaginary, leading towards distant landscapes.

These two lines, in addition to revealing a succession of breathing space in the city, also intersect transversely with different backgrounds and territories, which should be revealed.

These different places play the role of milestones in a succession of points and lines in the dense urban fabric. They initiate a “treasure hunt” in a garden version released through the prism of the existing surrounding vegetation, ready to be revealed or created. The planting pockets, presented during the exhibition, are a first trace and a first reading, following the transect protocol.

 

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Herbarium Vivum, poches d’eau avec plantes constituant un biotope, faisant partie de l’exposition Garden Lab #1

 

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Détail de l’oeuvre Herbarium Vivum

 

Les dessins numériques de Julien Bellenoue et Nicolas Gimbert pour Garden Lab #2, réalisés à partir de photos de décomposition d’un compost, sont retravaillés numériquement par désaturations successives, avec en fond sonore la diffusion d’une ambiance de forêt. Ces dessins nous renvoient directement à la finitude du jardin mais fige aussi l’aboutissement d’un processus de transformation de la matière en mouvement.

 

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Dessin numérique de l’oeuvre Jardin à tous les étages, Garden Lab #2

The digital drawings by Julien Bellenoue and Nicolas Gimbert for Garden Lab #2 are made from decomposing compost photos and are digitally reworked by successive desaturation. Recordings of forest sounds, reinforces the feeling of being in a forest environment. The drawings refer directly to the finiteness of the garden, but also freezes the culmination of a transformation process of matter in motion.

 

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Substrat 01, dessin numérique de l’oeuvre Jardin à tous les étages. Format AO

 

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Substrat 02, dessin numérique de l’oeuvre Jardin à tous les étages. Format AO

 

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Substrat 03, dessin numérique de l’oeuvre Jardin à tous les étages. Format AO

Biographies

Julien Bellenoue est paysagiste DPLG diplômé de l’école du paysage de Versailles et artiste. Il travaille pour l’agence TNplus qui s’attache à mener de front des projets d’échelles variées, de problématiques diverses et de localisations multiples, dans les domaines de l’urbanisme et de la maîtrise d’œuvre. Il est en charge plus particulièrement de l’amplification du parc de la Cité Universitaire de Paris. Il travaille aussi en collaboration sur différents projets d’aménagements paysagers et artistiques avec Nicolas Gimbert.

http://www.tnplus.fr/equipe/julien-bellenoue/

 Nicolas Gimbert est artiste plasticien diplômé de la Villa Arson, son travail pluridisciplinaire oscille entre sound studieset questionnement sur l’identité et l’écosophie. Le collectif prend une part importante dans sa démarche artistique où il développe des recherches sur l’activisme et la politique, en art contemporain.

http://nicolasgimbert.tumblr.com/

Biographies

Julien Bellenoue is landscape architect DPLG from the school of landscape architecture in Versailles and artist. He works for the agency TNplus working on projects of various scale, various problems and multiple locations in the areas of planning and project management. He is in particular responsible for the amplification of the park at the Cité Universitaire in Paris. He is also working on various projects combining landscape architecture and artistic interventions with Nicolas Gimbert.

Nicolas Gimbert is visual artist graduated from the Villa Arson. His multidisciplinary work oscillates between sound studies and questioning identity and ecosophy. The public is an important part of his artistic approach, where he conducts research on activism and politics in contemporary art.

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The artists / Les artistes, g. à d. Julien Bellenoue, Amélie Blachot & Nicolas Gimbert

Un grand merci à Amélie BlachotJulien Bellenoue et Nicolas Gimbert pour leur collaboration pour réaliser cet article.

Toutes les photos et illustrations ne peuvent être reproduites sans la permission explicite des artistes. Toutes images ©Julien Bellenoue et Nicolas Gimbert ADAGP, Paris 2016 et ©Amélie Blachot, Versailles 2016. No photo or illustration can be reproduced or published without the explicit permission of the artists.

 

 

 

 

 

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Garden Lab #2 – approches artistiques 2/2

Le paysage peut être vu et représenté de manières multiples et j’aimerais vous montrer deux superbes exemples faits par trois artistes, Amélie BlachotJulien Bellenoue et Nicolas Gimbert  et en lien avec Garden Lab #1

Dans cette deuxième étape de Garden Lab, il sera question de rendre visible et de révéler le paysage par des formes graphiques et plastiques qui sont habituellement cachées, parfois contraintes par des éléments inhérents à l’architecture ou à l’urbanisme.

Cet article est la deuxième partie et parle des dessins et installations d’Amélie Blachot.

GARDEN LAB #2 – ARTISTIC APPROCHES 2/2

The landscape can be seen and represented in many ways and I would like to show you two superb examples made by three artists, Amélie BlachotJulien Bellenoue and Nicolas Gimbert and related to an earlier article on this blog, Garden Lab #1

In this second edition of Garden Lab, the landscape will be made visible and revealed with other artistic forms that are usually hidden or sometimes restricted by inherited elements in architecture or urban planning.

This article is the second of two parts and tells about the drawings and installations made by Amélie Blachot.

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Courbes de niveaux d’Amélie Blachot et dessins numériques de Bellenoue et Gimbert

 

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Les oeuvres des trois artistes

En s’emparant des outils d’études qui permettent de lire et comprendre le reliefAmélie Blachot présente une série de 49 dessins de courbes de niveaux. Ces indices sur la nature des lieux qu’elle décrypte composent alors des formes graphiques multiples cernés de traits noirs, où la division et la marge blanche entourant chaque dessin les transforment en véritables objets de tous territoires.

Dans sa série de platanes de Versailles, il est signifié la singularité de chaque arbre, de chaque branche (dans ses moindres détails), au profit de la répétition de la forme même d’une essence.

Pour Amélie Blachotle dessin est un médium essentiel qu’elle utilise comme repère ou constante dans chacune de ses études de territoire ; le dessin lui permettant de comprendre un lieu pour ensuite le représenter sous d’autres formes, en volumes et installations. Par exemple, le travail long et minutieux sur les courbes de niveaux lui permet de comprendre les détails du relief, de rentrer en immersion dans le territoire pour en ressortir avec une compréhension globale du site et avec des idées pour le représenter.

“Je ne dessine pas pour dessiner. Je dessine à “mes manières”, parce que j’ai quelque chose à exprimer, à comprendre moi-même avant de le donner à voir.” Dans les Carnets du Paysage n° 24, édition spéciale sur du dessin. Edition Actes Sud, Arles, mai 2013.

Ses oeuvres récentes comptent entre autres quatre peintures de platanes situés autour de la Pièce d’eau des Suisses à Versailles. Ces derniers sont extraits d’une étude globale qu’elle fait sur la ville et le territoire de Versailles dans le cadre de sa résidence à La Villa Le Nôtre à Versailles.

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4 Platanus x acerifolia, Pièce d’eau des Suisses, Versailles. 1 dessin 150 x 90 cm

Amélie Blachot uses different study tools to read and understand the relief and she presents a series of 49 contour drawings. Multiple graphic forms ringed with black lines decrypt and give hints to the nature of the sites and the white margin surrounding each drawing make them objects of every territory.

In her series of plane trees in Versailles every singularity of each tree and each branch can be seen in great detail. The essence of each drawing is underlined by the repetitive technique.

To Amélie Blachot drawing is an essential medium in her work that she uses as a reference or a constant in each of her studies of the territory. Drawing allows her to understand a site and represent it in other ways, with voluminosity or installations. For instance the long and detailed work on drawing contour lines, allows her to understand the details of the relief and immerse herself into the territory. This gives her a global understanding of the site and enables her to come up with new ideas to represent it.

“I do not draw to draw. I draw in “my way”, because I have something to express, something to understand myself, before showing it to others.”From les Carnets du Paysage n° 24, special edition on drawing. Edition Actes Sud, Arles, May 2013.

Her recent works include four studies of plane trees situated around the Pièce d’eau des Suisses in Versailles. This work is related to her residence at Villa Le Nôtre in Versailles. The studies are an extract of a general study she is completing on the city and territory of Versailles. The study is part of her residence at La Villa Le Nôtre in Versailles.

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Altitudes 580-2150, série de 49 carrés de courbes de niveaux. 1 carré 20,7 x 20,7 cm

 

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Détail de l’oeuvre Altitudes 580-2150

Biographie

Amélie Blachot est paysagiste DPLG diplômée de l’Ecole du Paysage de Versailles et artiste. Elle développe un champ nouveau où les arts plastiques sont employés pour révéler les fondamentaux de paysage, naturels et anthropiques, d’un lieu.

Par sa représentation différente des villes et territoires, elle offre une nouvelle manière de regarder le paysage, permettant ainsi de révéler sa beauté et d’ouvrir au questionnement quant à sa transformation.

Amélie Blachot s’essaie actuellement, dans le cadre de sa résidence à La Villa Le Nôtre, Versailles, à représenter les éléments de paysage propres à la ville et au territoire de Versailles. Ce travail fera l’objet d’une exposition en septembre 2016.

Vous pouvez retrouver une présentation de son approche artistique et sensible du paysage via des articles sur les sites suivants :

Le Moniteur :

http://www.lemoniteur.fr/article/villa-le-notre-4-5-amelie-blachot-revele-l-inconscient-des-territoires-30941669

Caue Isère :

http://www.caue-isere.org/article/les-paysages-du-sud-isere-reveles-par-le-talent-dune-jeune-artiste-paysagiste-amelie-blachot-les-monts-bleus/

Biography

Amélie Blachot is landscape architect DPLG from the school of landscape architecture in Versailles and artist. She develops a new field within landscape architecture, where visual arts are used to reveal the fundamentals of a site in terms of landscape, nature and humans.

With her different representation of cities and territories, she offers a new way to look at the landscape, allowing the revelation of its beauty and opening up to a discussion about its transformation.

Amélie Blachot is currently in residence at Villa Le Nôtre in Versailles, where she works on a representation of the unique landscape elements of the city and territory of Versailles. This work will be exhibited in September 2016.

You can find a presentation of her artistic and sensitive approach to the landscape via articles on the following websites (see above links).

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The artists / Les artistes, g. à d. Julien Bellenoue, Amélie Blachot & Nicolas Gimbert

Un grand merci à Amélie BlachotJulien Bellenoue et Nicolas Gimbert pour leur collaboration pour réaliser cet article.

Toutes les photos et illustrations ne peuvent être reproduites sans la permission explicite des artistes. Toutes images ©Julien Bellenoue et Nicolas Gimbert ADAGP, Paris 2016 et  ©Amélie Blachot, Versailles 2016. No photo or illustration can be reproduced or published without the explicit permission of the artists.

Stockholm’s eco-district

Hammarby Sjöstad in Stockholm – sustainable urban eco-district

Hammarby Lake City is an urban development project in the southern part of Stockholm.

Construction was planned already in 1995 and is still on-going. It should be completed by 2017 and is today one of the reference cities for sustainable development and the most visited eco-district in Scandinavia, seen as a best practise example for sustainable green and blue infrastructure. It used to be a polluted post-industrial harbour site.

The eco-district is planned as a dense settlement with primarily residential buildings, creating a compact expression. Most buildings have green courtyards between residences, creating common spaces and microclimate-gardens. The area lacks larger scale public green spaces and parks, but is indirectly connected to a nearby green wedge.

The eco-district has a tram-line, a pedestrian- and bicycle network and a ferry connecting the area to the rest of Stockholm.

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The energy consumption in the city is around the half compared to the Swedish average. Solar panels, that use photovoltaic cells, are used for heating hot water during the summer months. Stormwater harvest and filtration is implemented along with the use of bio energy and a sophisticated waste removal system, which eliminates the use of rubbish trucks in the neighbourhood. The waste transportation system is linked to a local energy production in Stockholm. Household waste bags are directly transported to substations on the district’s outskirts, a very effective way of collecting waste.

In Hammarby Sjostad energy, solid waste, wastewater from buildings and storm-, rain-, meltwater is integrated in a unique eco-cycle system, making the district a blueprint example for other eco-cities around the world.

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L’éco-quartier de Stockholm

Hammarby Sjöstad à Stockholm – éco-quartier durable

Hammarby Lake City est un projet de développement urbain dans la partie sud de Stockholm. La construction était prévue en 1995 mais est toujours en cours. Elle devrait être achevée d’ici à 2017 et est aujourd’hui l’une des villes de référence pour le développement durable et l’éco-quartier le plus visité en Scandinavie, considéré comme un exemple de meilleure pratique pour l’infrastructure verte et bleue durable. C’était auparavant un site portuaire post-industriel pollué.

L’éco-quartier est conçu comme une agglomération dense avec des bâtiments principalement résidentiels, créant une expression compacte. La plupart des bâtiments possèdent des cours vertes entre les résidences, créant des espaces communs et des jardins à micro-climats. La région manque, à plus grande échelle, d’espaces verts et de parcs publics, mais est indirectement reliée à un coin vert à proximité.

L’éco-quartier dispose d’une ligne de tram, un réseau piétonnier et de pistes cyclables, ainsi que d’une ligne de ferry reliant la zone au reste de Stockholm.

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La consommation d’énergie dans la ville correspond approximativement à  la moitié de la moyenne suédoise. Des panneaux solaires, qui utilisent des cellules photovoltaïques, permettent le chauffage de l’eau chaude pendant les mois d’été. la récolte des eaux pluviales et leur filtration sont mises en œuvre, avec l’utilisation de l’énergie bio et d’un système d’élimination des déchets sophistiqué, afin de se dispenser de camions à ordures dans le quartier. Le système de transport de déchets est liée à la production d’énergie locale à Stockholm. Les sacs de déchets ménagers sont transmis directement à des postes à la périphérie du quartier. Un moyen très efficace de collecte des déchets.

Dans Hammarby Sjöstad, l’énergie, les déchets solides, les eaux usées des bâtiments et les eaux pluviales (de pluie et de fonte des neiges), sont intégrées dans un système d’éco-cycle unique, ce qui explique que le quartier soit considéré comme un modèle pour d’autres éco-quartiers à travers le monde.

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All photos © mjscapes

The Urban Garden on Île Seguin

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The Seguin Island Garden are designed by landscape architect Michel Desvigne. In an extraordinary context the garden is the observatory of what will be built on the former site of the Renault factories. It serves as a seed for future planning. The garden consists of play areas with games that resembles manufacturing tools, pedagogical gardens and flowering praries. Several of these gardens are installed in the alveolus that already existed.

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The garden will be replaced by another garden, but the population can already appropriate this site despite the construction around it. The garden can almost be seen as a human being that is sculpted, transformed and shaped to allow follow-up of the evolution of the surrounding works.

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Le Jardin sur Île Seguin Le jardin temporaire de l’Île Seguin a été conçu par le paysagiste Michel Desvigne. Le jardin sert d’observatoire pour définir ce qui sera mis en place plus tard sur l’ancien site des usines de Renault. Il fait office de coup d’essai pour le projet à venir. Le jardin est constitué d’aires de jeux avec des éléments qui ressemblent à des machines de chantier, de jardins pédagogiques et de prairies fleuries. Plusieurs de ces zones prennent place dans des alvéoles qui existaient déjà.

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Le jardin sera remplacé par un autre plus abouti, mais la population peut dès à présent se l’approprier, malgré les chantiers tout autour. Le jardin peut presque être vu comme un être humain, sculpté, transformé et façonné en fonction des évolutions de son environnement.

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The new footbridge between Île Seguin and Boulogne Billancourt with Jean Nouvel’s “Le Trapèze” in the background. La nouvelle passerelle entre l’Île Seguin et Boulogne Billancourt avec “Le Trapèze” de Jean Nouvel à l’arrière.

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Aerial view of the garden / Vue aérienne du jardin. Photo ©  Ile Seguin Rives de Seine. Toutes autres photos / all other photos © mjscapes

Post-industrial landscape – Renault

Renault.

Post-industrial landscape.

From automobiles to audacious architecture and sustainable urban design.

The Groupe Renault was founded in 1899 by Louis Renault and his two brothers and the factory in Boulogne-Billancourt was constructed in 1929. The site extended on 100 ha in the Parisian suburb and the factory employed as many as 38.000 workers before WWII. Production on the site was stopped in 1992.

Below a picture of the Île Seguin plant, and and the factory called ‘trapezoid’ on the right. The trapeze, the part where the park de Billancourt is situated today, produced mechanical parts (engines, gearboxes, transmissions, dampers, …), while the Île Seguin produced the body, the upholstery, the dressing and ensured the assembly and final testing. (Source Wikipedia).

Renault.

Paysage post-industriel.

De voitures à l’architecture audacieuse et le design urbain durable.

Le Groupe Renault a été fondé en 1899 par Louis Renault et ses deux frères. L’usine à Boulogne-Billancourt a fut construite en 1929. Le site s’étendait sur 100 hectares dans la banlieue parisienne et l’usine employait 38.000 personnes avant la Seconde Guerre mondiale. La production sur le site a été stoppée en 1992.

Ci-dessous une photo de l’usine de l’ile Seguin, et l’usine dite du ‘trapèze’ sur sa droite. Le trapèze, la partie où s’étend le parc de Billancourt aujourd’hui, fabriquait les pièces mécaniques (moteurs, boites de vitesses, transmissions, amortisseurs,…), tandis que sur l’Ile Seguin étaient produit la carrosserie, la sellerie, l’habillage et on y assurait le montage et les tests finaux. (Source Wikipedia).

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Aerial photo from the development website / Photo aérienne du site Ile Sequin Rives de Seine

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Site plan seen in the area.  It is a mix of residential areas, offices, shops, schools and green spaces covering 74 ha.

Plan du site affiché dans le quartier. Le nouveau quarter est un mélange de logements, bureaux, commerces, écoles et espaces verts couvrant 74 hectares.

Parc de Billancourt

Below photos from the Parc de Billancourt, designed by landscape design office Agence Ter in Paris.

Ci-dessous photos du Parc de Billancourt conçu par Agence Ter à Paris.

The park seems to let the nearby Seine invade its spaces. The water, which is actually groundwater, seems to flow naturally into the park, forming ponds and marshy areas around “islands” with various environments that change as the water level changes. Other areas, like the flower prairie, are more perennial in their expressions. The park is designed to capture, collect and retain rainwater in order to prevent flooding and to water the garden.

Le parc semble laisser la Seine qui est à proximité, envahir ses espaces. L’eau, qui est d’origine souterraine, paraît couler naturellement dans le parc, formant des étangs et des zones marécageuses autour des «îlots» avec divers environnements qui changeront selon le niveau de la nappe phréatique. D’autres endroits, comme la prairie de fleurs, sont plus constants dans leurs expressions. Le parc est conçu pour capter l’eau de pluie, la recueillir et la retenir pour éviter une inondation et arroser le jardin.

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Photos © mjscapes, unless otherwise stated. Toutes photos mjscapes sauf si indication contraire.

Next time an article on the park on Île Seguin / Prochainement: un article sur le jardin d’Île Seguin.

Garden Lab #1 – Un Jardin-Jungle à Paris

Dans le 10e arrondissement de Paris, ce jardin-jungle urbain est proposé par Julien Bellenoue, paysagiste DPLG, et Nicolas Gimbert, artiste plasticien.

La Jungle s’inscrit dans le cadre d’une résidence à ”The Window” (”Garden In Progress”), située Rue Gustave Goublier. Cette rue, récemment devenue piétonne, sera transformée en jardin-jungle luxuriant.

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In the 10th arrondissement of Paris, this urban jungle garden is proposed by Julien Bellenoue, landscape architect DPLG and Nicolas Gimbert, visual artist.

The Jungle is part of a residence called “The Window” (“Garden In Progress”), located in Rue Gustave Goublier. This street, which recently became pedestrian, will be transformed into a lush jungle garden.

DSC_0067Vue de la Rue Gustave Goublier, vers Avenue de Strasbourg. The street that will be turned into a jungle garden.

planL’emplacement de la rue dans le 10e arrondissement. Placement of the site.

Le concept

Le but de ce projet est de recréer un espace qui évoque une jungle, grâce à une densité végétale placée dans une faille urbaine et qui profiterait du microclimat de la rue (fraîcheur en été et abrité en hiver).

En effet, le jardin sera orienté Est-Ouest et fera alterner des zones à la fois très plantées et des zones plus ouvertes, jouant sur les formes, les couleurs, les contrastes et les lumières de différentes strates végétales. Ces éléments viendraient révéler l’existant et par la même créer du dépaysement, d’autant plus que cette forêt équatoriale serait un rapprochement des cinq continents, une rencontre entre des espèces qui ne sont pas destinées à se côtoyer.

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plan_detail2Deux plans du projet proposés. Plans of the proposal.

Le jardin-jungle sera equipé d’un hôtel à insectes, d’une zone avec terrasse et de poches plantées avec pots et bacs de végétation. Les caniveaux existants assurent l’irrigation des zones plantées avec l’eau de pluie.

Le jardin pourra être parcouru entièrement à pied ou à vélo. Les piétons et cyclistes pourront traverser cette promenade arborée et en profiter, comme les habitants de la rue, qui jouiront d’une vue sur une partie du paysage depuis leurs appartements. La rue Gustave Goublier devrait devenir un lieu de rencontre où l’on se rend pour prendre un verre, pour lire, pour discuter, pour profiter d’un espace vert particulier, une véritable fôret-galerie.

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The concept

The purpose of this project is to recreate a space that evokes a jungle, with an exceptional plant density placed in an urban fault and with species that will benefit from the street microclimate (cool in summer and sheltered in winter). The garden is East-West oriented and will alternate between more densely planted areas and more open areas, playing with shapes, colours, contrasts and the lights of the different plant strata. These elements reveal the existing and create a scenery. The garden jungle is meant to be an equatorial forest of the five continents, a meeting between the species that are not meant to meet.

The jungle garden is equipped with an insect hotel, a terrace and planted ”pockets” with vegetation. Existing gutters ensures irrigation of planted areas with rainwater.

The garden can be experienced on foot or by bike. Pedestrians and cyclists can cross this tree-lined promenade and enjoy it, like the inhabitants of the street, which enjoy a view of a part of the landscape from their apartments. The street should become a meeting place where one goes to get a drink, to read, to talk, to enjoy a particular green space, a real forest-gallery.

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Projet à suivre sur FB // Follow the project on Facebook

Toutes photos et illustrations // All photos and illustrations © Julien Bellenoue & Nicolas Gimbert.

ØsterGRO/1 – Urban Farming in Copenhagen

ØsterGRO Tagfarm (tagfarm = roof top farm in Danish) is Denmark’s first roof top farm and is the fruit of three entrepreneurs’ hard work. After a trip to New York, where work is well advanced in urban farming and CSA (Community Supported Agriculture), Sofie Brincker, Livia Urban Swart Haaland and Kristian Skaarup found the inspiration for the construction of the country’s first roof top farm, which opened in the summer of 2014. Sofie and Kristian are landscape architects MDL and Livia a student in production gardening.

On top of a commercial building they have created 600 m2 with hives, a chicken coop and the cultivation of all kinds of vegetables. ØsterGRO roof top farm is operated as an association. Income comes from 16 families who pay to pick up a box of fresh vegetables every week during the harvest season. In addition there’s income from various events, such as theme nights, workshops, dinner events and training in cultivation.

The objectives of ØsterGRO roof top farm is to be sustainable in four essential areas :

Environment

Health

Economy

Social activity

ØsterGRO is a green area, which is helping improve the local air quality. The many plant beds collect rainwater and the green roof helps to cool the building and thereby saving energy. The roof top farm allows to harvest food produced locally and the association members have the opportunity to lend a hand in the care of the farm, which invites to a feeling of community and also physical activity. ØsterGRO is an entrepreneurial initiative, which provides the basis for growth, more jobs and increased property value in the local area. Finally, the roof top farm allows for greater social activity and closer contact to nature, which results in an increased quality of life.

It is the intention of ØsterGRO to become an independent platform for knowledge, education and information on cultivation of plants. The three promoters also hope that there in the future can be established multiple platforms with the same purpose.

List of plants :

Cucumber, Chili, Gherkin, Strawberry, Garlic, Parsnip, Turnip, Carrots, Onions, Kohlrabi, Kale, Red kale, Salads, Potatoes, Fennel, Herbs, Squash, Hokkaido Pumpkin, Dill, Tomatoes, Beans, Peas, Jerusalem Artichokes and many more.

ØsterGRO – agriculture urbaine à Copenhague

ØsterGRO Tagfarm (tagfarm = ferme sur toit en danois) est la première ferme sur toit du Danemark et le fruit du travail acharné de trois entrepreneurs. Après un voyage à New York, où s’est déjà développé l’agriculture urbaine et le CSA (Community Supported Agriculture), Sofie Brincker, Livia Urban Swart Haaland et Kristian Skaarup se sont lancés dans la construction de leur propre ferme de toit, qui a ouvert à l’été 2014. Sofie et Kristian sont architectes paysagistes MDL et Livia étudiante en agronomie.

La ferme se trouve au sommet d’un immeuble de bureaux. Elle fait une superficie de 600 m2, comporte des ruches, un poulailler et permet la culture de toutes sortes de légumes. ØsterGRO Tagfarm possède un fonctionnement comparable aux AMAP françaises. Les 16 familles abonnées récupèrent ainsi chaque semaine un panier de légumes frais pendant la saison de la récolte. La ferme se rémunère également en organisant divers événements, tels que des soirées à thème, des dîners et des ateliers de formation au jardinage.

L’objectif de ØsterGRO Tagfarm est de se développer durablement dans le respect de :

Environnement

Santé

Economie

Activité sociale

Ainsi, ØsterGRO est un espace vert qui contribue à améliorer la qualité de l’air local. Les nombreux massifs de plantes absorbent l’eau de pluie. Le toit vert contribue au refroidissement du bâtiment et permet de faire des économies d’énergie. La ferme sur toit permet de récolter des denrées alimentaires produites localement. Elle est ouverte à des associations qui ont la possibilité de participer aux activités d’entretien de la ferme. Ainsi, la communauté profite de cet espace qui représente une activité sociale pour les habitants des alentours. Ils peuvent y pratiquer une activité physique et ludique, en contact étroit avec la nature, ce qui contribue à une meilleure qualité de vie.

ØsterGRO est une initiative entrepreneuriale qui participe également à l’économie locale en offrant des emplois et en donnant plus de valeur aux biens immobiliers des alentours. ØsterGRO est destinée à devenir une plateforme indépendante de connaissance, d’éducation et d’information sur la culture. Les trois promoteurs espèrent également que, dans l’avenir, pourront être établies d’autres structures similaires.

Liste des plantes cultivées :

Concombres, Piments, Cornichons, Fraises, Ail, Panais, Navet, Carottes, Oignons, Choux rave, Choux frisé, Choux frisé rouge, Salades, Pommes de terre, Fenouil, Herbes, Courgette, Citrouille, Aneth, Tomates, Haricots, Pois, Topinambours et bien plus encore.

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The roof top before / Le toit avant

This video shows the project from start to finish / Video qui montre le projet, du début à la fin. Courtesy of ØsterGRO and Tobias Juhl Nielsen.

Below photos from the farm / ci-dessous photos de la ferme :

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All photos courtesy of ØsterGRO with special thanks to Kristian Skaarup for his help and advice.